20/03/2006

Retour du travail sous la pluie. Aujourd’hui, c’est à désespérer. Dans le Métro, on a blessé mon âme avec une histoire de Balkans, et c’est toi, Laura, qui surnage malgré tout. C’est à désespérer. Que faire, si même en m’affligeant, je ne peux te sortir, de ma tête.

Rémi est passé et donc nous avons été boire un verre car la pluie avait cessé et que le printemps commençait à l’instant. Sur une terrasse, nous avons rangé nos soucis dans les petites cases de notre esprit à coup de poncifs. Avec Rémi, c’est comme ça, si ça ne prend pas, ça ne prends pas. Souvent pour une bonne raison, comme le printemps qui commence, comme mieux à faire, mieux à souffrir.

La pluie a repris et nous avons couru jusqu’au métro. Rémi a souri à une fille que nous croisions dans les escalators, et ma foi, ça m’a fait mal encore une fois parce que moi, je ne lui ai pas souri, à la fille je veux dire, parce qu’à Rémi, pour faire quelque chose avec mon visage, je lui ai fait un énorme smiley. Quelle horreur de se forcer à des choses pareilles.

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