27/04/2006

J’ai bravé une loi injuste et inutile. J’ai rampé dans la nuit, sur les cailloux de la colline. J’ai les doigts en sang d’avoir gratté le sol pour couvrir mon frère de poussière. J’ai combattu trois soldats. J’ai défié un roi. Mais quand la porte s’ouvrira, et que Créon, mon oncle, me prendra par la main, je poserai le regard sur le sol et n’oserai pas lever les yeux sur lui.

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