8/06/2006

Pas de rêve, pas de souvenir de rêve en tous cas. Quand je me lève, je suis sec. Sec comme une vieille branche, prêt à craquer. Parfois, si j’ai un peu d’espoir, je fouille au fond de moi, j’ouvre la trappe de ma nuit. Rien. Pas la moindre ombre, pas la moindre lumière, pas le moindre fragment de songe à me mettre dans la tête. Pas le moindre contraste, la nuit est comme l’intérieur d’une pierre de lave, dense et sombre. Mes nuits n’ont pas de longueur, elles sont vides de temps.

Au matin, je titube, je cherche mon équilibre et je finis toujours par m’asseoir sur la chaise de la cuisine, toujours. Il n’y a pas de raison d’aller plus loin, ni de parler, juste fixer le mur. Je ne résonne de rien, aucun écho sur les parois lourdes de ma poitrine. Donc, que dirais-je, là maintenant ? Que je suis un homme sans rêve.

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