9/07/2006

Une s’il vous plaît. Une quoi? Une entrée? Non, une choucroute. Ben, on n’a pas de choucroute ici. Ah, tant pis, une entrée alors.

Je viens me faire du mal à la piscine quelques fois. Je suis construit comme un tuyau. Un petit tuyau. Dans les douches, des types baraqués se frottent énergiquement, éventuellement avec du savon, et me regardent en souriant. Ils sont nombreux cette fois-ci, ils ont de la chance, je ne vais pas m’énerver. Surtout qu’un type aussi gros que sa bouée entre dans la piscine des enfants. Les regards se détournent de moi et j’en profite pour sauter dans l’eau, ni vu ni connu.

Je fais quelques mouvements dans un sens puis dans un autre, ce qu’on appelle faire des longueurs, je me fatigue inutilement puisqu’en sortant, je ressemble toujours autant à un tuyau et que sous les douches, d’autres gros bras me matent à leur tour. Ils sont moins nombreux mais après l’effort, bien sûr, j’ai perdu mon influx comme on dit.

Ne plus rien écrire sur elle, ne plus rien dire, ça ne m’empêche pas de penser à elle. Aujourd’hui, j’ai décidé de recommencer, comme on recommence à fumer, et juste après le sport encore bien. Avec de la honte mélangée au plaisir. Saupoudrez de piment et laissez reposer au four, servez bien chaud. Donc voilà, je vais écrire ce nom qui traversait mon esprit sans cesse, pour assumer mon déshonneur. L’échec numéro 12.365 s’appelle Laura. Je n’en ai donc pas fini avec toi, ce n’est pas un malheur, mais c’est clairement une drôle de nouvelle.

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