13/11/2006

On a tous poussé un “ouf” de soulagement. Moi, vous pensez, j’étais ami avec les deux. Elle était de plus en plus nerveuse, lui de plus en plus piteux. Elle se croyait malheureuse, il se croyait mal aimé. J’ai entendu ça pendant des mois. Quand elle est partie de l’appartement, il m’a appelé pour me demander si je ne savais pas où elle était. J’ai dit non, mais je savais qu’elle venait ici. J’ai sauté sur ma veste et j’ai pris les clés de la voiture, j’ai filé vers la mer. Je n’en pouvais plus non plus. J’avais besoin d’air aussi. Je devais, moi aussi, penser à moi. Je ne pouvais rien pour elle je me suis dit. En même temps, ça m’a rendu triste un peu, ça m’a un peu soulevé le coeur. Je ne pouvais rien pour lui j’ai pensé.

Sur la plage j’ai croisé un couple de jeunes, 3 semaines à peine. Qu’ils sortaient ensemble je veux dire. Je me suis retourné sur eux et j’ai un peu couru pour les rattraper. Je n’ai rien pu dire. Ca va ? m’a demandé le gars. J’ai fait oui de la tête. Ca va, regarde, je pensais, les vagues vont et viennent et c’est tout ce qu’on leur demande non ?

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