7/01/2007

Je pars pour Londres avec mon billet en poche, je monte dans le train à l’heure dite dans la poche, je m’assieds où il faut s’asseoir quand on en est là, et tout se passe bien. Je reste calme, je respire profondément puisque je passe sous l’eau. Hop. La vache, comme c’est beau les moutons blancs (magnifique).

A la butte, je descends du train pour monter dans un train. Je prends conscience du trou. Je prends conscience du trou. Je prends conscience du trou.

Je suis de retour dans la grande ville, plus visitée depuis longtemps. Aujourd’hui, c’est gris Londres. C’est froid. Londres me souffle dans le cou. Je voudrais prendre tout mon temps mais je ne l’ai pas ce temps-là, ce n’est pas mon temps à moi, et donc, soit, je ne peux pas le prendre. Ici, tout le monde fait la queue pour un oui ou pour un non, alors vous pensez, si je prends le temps, qui n’est pas à moi.

Je descends ici, sur le carré de Russel. On me couchant dans mon petit lit dans un hôtel rempli de petits messieurs du Bengladesh, je pense à Russel.

- Ca va Russel. Ca va.
- Ca va Monsieur.
- Oh, arrêter Russel, on va pas commencer comme ça.
- Comme quoi Monsieur ?
- Vous me faites chier Russel. Je sais très bien que vous parlez français Russel.
- Très bien Monsieur.
- Non, pas très bien, mais assez bien.
- Bien Monsieur.
- Oh, merde Russel. Merde.
- Shit Monsieur.

I sleep.

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