Je me présente à lui et je n’arrive pas à le dire, ce que je suis venu dire. J’ai fait toute cette route, une partie dans la chaleur et la poussière, et puis, vers la fin, sous un déluge. J’arrive sale comme une vieille misère. Ce n’est pas que je le dégoûte, c’est comment il ne me regarde pas qui m’arrête. Rien qui sort du gosier. Pas même un râle, un petit souffle de rien, pas même un silence. Rien. Je retourne d’où je viens. Je reviendrai demain. Sale comme une vieille misère.