13 octobre 2007

A chaque pas, j’écrase la neige. C’est le bruit qui me frappe. Et le silence entre les pas. C’est magique. Ca a l’air si doux, et pourtant, pour rien au monde je ne voudrais tomber dedans. Je sens, rien qu’à y penser, la neige qui fond dans le cou, coule dans le dos.

Je tourne autour d’un arbre et mon chemin est de plus en plus sombre car apparaît la terre piétinée, l’herbe écrasée, déchirée. A force de marcher, mon chemin est de plus en plus clair, il se dessine d’une manière si contrastée.

Je voudrais le quitter.

Quand je le quitte, comme je regarde derrière moi, je ne profite pas vraiment du paysage. Je regarde l’arbre cerclé de boue.

Regarde devant toi. Perds le sens de l’orientation, gagne celui du vent. Perds-toi mille fois avant de calculer quoi que ce soit.

Mille fois, comme le temps passe vite en ce moment.

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