Plus qu’à se laisser filer, vers le bas de la vallée. Tout ce qui reste, c’est du vent dans les cheveux, sur le front. Quelques doux virages. Des bonjours, des signes de la main, des masses de signes de la main. Des rides aux coins des yeux.
Pour l’heure, je suis encore en équilibre, tout en haut, entre la fin de l’effort et le moment où je bascule. Le froid des sommets me colle aux bras.
Demain, je commence la descente. J’imagine, d’abord, les mains sur les freins, comme tout le monde. Je me demande si j’oserai laisser aller. Laisser aller.