4/11/2007

L’un fut poussé par la guerre. L’autre par la faim. Un troisième par la rage.

Ils se retrouvent, entre quatre murs.

Ils prennent le café à la petite fenêtre. Un sucre pour adoucir le temps gris, le froid qui vient de partout, va partout.

On s’encourage. On dit qu’on eu raison. Que sinon, sûr qu’on s’y prend toujours trop tard, qu’on s’y prend mal. On calcule quoi. Sans compter qu’il faut encore du temps et du temps pour expliquer tout ça à tant de gens. Faut foncer tête baissée. Sûr, autant être là, déjà.

Comme c’est haut ici. Est-ce que New York c’est encore plus haut ? demande l’un. Les deux autres rigolent mais ils n’en savent rien. Puis plus un mot. La nuit tombe, on va s’allonger pour une autre nuit au sommeil léger. Demain, c’est comme demain. Quand ils sont sur leur matelas, ils doutent, chacun. Ils ne font plus que ça, marche arrière.

Laisser un commentaire