19/01/2008

Une seconde avant la nuit, c’est encore un peu de clarté, une seconde, mais une seconde seulement, alors c’est l’éternité. Seulement l’éternité. Une seconde avant la nuit je suis encore dans le jour, ce n’est pas entre les deux, c’est une seconde avant, c’est avant la nuit. C’est encore debout, encore ouvert, encore l’espoir, c’est encore avec vous. Puis c’est la nuit. L’éveil de trop. La nuit, c’est l’éveil de trop qui pèse sur la poitrine, c’est le trou alors. Voilà, c’est ça, la nuit, toujours, c’est le trou. Il faut juste savoir si l’on saute ou si l’on tombe, dans le trou.

A Lisbonne, la nuit est douce comme nulle part ailleurs. A Lisbonne, la nuit est partout, dans chaque silence et dans chaque bruit.

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