29 octobre 2008

Un homme sur une falaise se pose au bon moment la question de l’héroïsme de la vie et de celui de la mort. En face du vide, il entreprend une longue réflexion sur son rapport au jour, puis au jour, puis au jour, et ainsi de suite. Il fatigue, avec le temps qui passe, le temps qui fait voler ses cheveux. Il s’épuise, et tombe en arrière, poussé par une bourrasque. Son crâne frappe une pierre. Un peu plus tard, sous les néons, on lui pose un pansement pour arrêter les saignements. Une infirmière rit. Le sang a coulé, emportant ses pensées. Il retournera demain à l’usine.

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