L’esprit est un poisson. Tant qu’on lui donne à manger, il mange, jusqu’à en crever. On donne à notre esprit de quoi se nourrir sans cesse. Sa capacité à intégré de nouveaux désirs, de nouveaux « besoins » comme disent les publicitaires, est illimitée. Puis un jour, l’esprit crève parce qu’il a trop mangé. Il garde en lui les tentations et coule au fond du bocal. Il y reste, au fond du bocal. Les désirs remontent, petit à petit, comme des bulles d’air, et quand ils éclatent à la surface, l’homme sort de son portefeuille sa carte de crédits.