14 mai 2011

C’est un matin bien sombre pour mes frêles épaules. C’est pourquoi j’ai posé mon corps dans la gadoue, et maintenant, j’ai froid jusqu’au fond de moi. Je serre dans mes poings la peur que j’ai trouvée enfouie dans mon ventre. J’ai la bouche ouverte et je regarde le ciel noir. Les nuages passent à grande vitesse, se poursuivent sans pouvoir jamais se toucher. A quoi jouent-ils ? S’il pleut tout à l’heure, les gouttes viendront s’écraser sur mes paupières fermées, pour couler sur mes joues. C’est toujours ça d’eau que j’économise, je pleurerai un autre jour.

2 réponses à “”

  1. laurepoisson dit :

    J’avais pas vu le bouton “j’aime”.


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