Mais finalement, que nous faut-il encore apprendre ? Que n’avons-nous encore compris ? Aujourd’hui, nous avons bel et bien saisi le coût de notre emportement. Nous savons que de notre inquiétude naît l’inquiétude, et que de nos remèdes, naissent tous nos maux ? Comment nous apaisons-nous ? Comment choisissons-nous de nous être agréable ? Voyons, pourquoi ne pas admettre que de cette manière-là, nous rassurer nous coûte si cher, éperdument cher ?
Nos rêves ne croisent pas ces vies-là. Quelques fous, oui, nous encouragent, tapant des mains, tapant des pieds, nous frappent parfois la croupe. Dans le manège nous tournons. La porte est grande ouverte. Encore un tour, encore. Dans le bon sens, camarades, tournons. Dans le bon sens. On verra demain, tournons camarades. Camarade de devant et camarade de derrière pensent, comme moi, poursuivre quelqu’un, être suivi.
6 juillet 2011