Il y a des jours où tu n’as rien à écrire d’autre,
la tristesse à perte de vue,
alors que le ciel est bleu, la mer calme et les matelots repus.
Dans quelques souffles de vent, tout ira mieux.
Non, pas tout. Ça ira mieux.
Oui, ça. Ça, ça ira mieux.
Mais pas tout.
Quand tu reviens au port, encore, encore, et chaque fois, ton sac est plus rempli. Tu le jettes sur le quai. Mais un jour, il est trop lourd, il glisse des pavés du port et tombe dans l’eau. Chacun, alors, nous plongeons pour aller le rechercher, notre sac à nous, et bien sûr, nous ne remontons jamais.